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L'alimentation reflète les inégalités sociales

L'alimentation reflète les inégalités sociales

Par figaro icondamien Mascret - le 28/06/2013
Taxation d'aliments gras-sucrés-salés, limitation de la publicité, étiquetage : les experts peinent à identifier les mesures efficaces.

Comment réduire les inégalités sociales de santé par des interventions portant sur l'alimentation? La ministre de la Santé, Marisol Touraine, risque d'être échaudée par l'expertise collective Inserm «Inégalités sociales de santé et nutrition», dont les conclusions seront rendues à l'automne.

Lors d'un colloque intermédiaire qui s'est tenu ce jeudi à Paris, les experts ont en effet déploré le manque de recherches existantes. Le thème est relativement nouveau, plaide le Pr Serge Hercberg, président du Plan national nutrition santé (PNNS): «Il y a douze ans, il n'y avait même pas de référence explicite aux inégalités sociales de santé.»

Comprendre ces inégalités est devenu une priorité aujourd'hui. «Les inégalités sociales de mortalité sont élevées en France malgré une espérance de vie favorable», souligne Archana Singh-Manoux (Inserm), directrice adjointe de l'Institut thématique multi-organisme (Itmo) Santé publique.

Les travaux français confirment certaines idées reçues mais avec des nuances notables. «Ceux qui dépensent le plus pour leur alimentation sont en moyenne ceux qui ont l'alimentation la plus équilibrée», explique par exemple Nicole Darmon (Inra, université Aix-Marseille). Mais elle ajoute aussitôt que «lorsque le revenu du foyer est faible en valeur absolue, la part que prend l'alimentation augmente en valeur relative. Dans ce cas, le budget alimentaire, quoique faible, pèse lourd dans le budget familial».

Pour Fabrice Etilé (Inra, Ivry-sur-Seine), «il faut se garder de présenter l'alimentation selon l'opposition classes aisées/classes populaires car il y a plus d'inégalités entre individus que d'inégalités entre groupes sociaux». La preuve: on peut avoir une alimentation saine avec peu de revenus et inversement. Le chercheur insiste aussi sur la souveraineté des consommateurs qui, selon lui, «ont le droit de préférer acheter des produits de marques, un téléphone ou un écran plat, que des fruits et légumes!». Sans oublier que les préférences gustatives n'ont pas toujours un rapport avec l'intérêt d'un aliment pour la santé.

Taxer les «mauvais» produits

Thierry Lang, professeur de santé publique (Inserm, Toulouse), rappelle que le gradient social qui traverse la société va bien au-delà de la nutrition: «Chaque catégorie sociale a un état de santé supérieur à celle qui lui est immédiatement inférieure en terme de hiérarchie sociale.»

Faut-il, comme l'a préconisé Marisol Touraine en introduction du colloque, «mieux informer les Français pour leur permettre de s'orienter, de faire le bon choix et de prendre les meilleures habitudes alimentaires»? Si cela paraît logique, par exemple avec un étiquetage mieux conçu, les experts soulignent que ce sont surtout les classes les plus favorisées qui entendent ces messages… ce qui contribue à creuser un peu plus les inégalités sociales de santé!

Taxer les «mauvais» produits du point de vue nutritionnel ou en interdire la publicité à la télévision? Pas évident car, d'une part, «les budgets publicitaires ainsi libérés peuvent être reportés par l'industriel pour baisser ses prix», note l'économiste Louis-Georges Soler (Inra, Ivry-sur-Seine) et, d'autre part, remarque Nicole Darmon, «les familles à revenus faibles achètent tout de même des aliments de marque pour faire plaisir aux enfants et faciliter leur socialisation».

Jean-Paul Moatti, directeur de l'Itmo Santé publique, met le doigt sur des incohérences patentes. «Pour qui connaît la dissonance cognitive (induite par l'association de deux informations contradictoires, NDLR), il est facile de voir qu'il y a un problème lorsque l'on fait porter des messages de prévention, du type “manger bouger”, par des publicités pour des produits gras, sucrés ou salés.»

Source:Le Figaro.fr

Il faudrait aussi réapprendre aux Français le goût de l'effort, celui de préparer les repas soi-même.

.... c'est pas gagné ! {#emotions_dlg.mdr}

toujours épaté par les sujets lancés par Pascal. Merci pour ça

Non seulement préparer ses repas soi même permet de savoir ce que l'on met dans son assiette mais surtout, cela revient nettement moins cher!

Partout, sur les marchés ,il est possible de trouver des producteurs locaux.Leurs produits sont de bonnes qualités , sains , et frais.

Le BIO, c'est bien mais souvent plus cher et pour de nombreux produits, la traçabilité BIO se discute.

Je suis donc de l'avis de Totem (tu vois, on y arrive parfois..LOL) , réapprenons à vivre simplement, à raccourcir les circuits de distribution et à consommer "local".

La qualité à toujours un prix: si ce n'est son prix en €, ça l'est dans l'effort à mettre en œuvre.

Quel plaisir en plus de manger ce que l'on a préparé!

 mode aparté --> ON

 

Je suis donc de l'avis de Totem (tu vois, on y arrive parfois..LOL) 

 Comme dans la vie, on ne peux pas être d'accord sur tout avec tout le monde, l'essentiel étant de s'exprimer et peut être de partager.

 

mode aparté --> OFF

Je ne suis pas certain qu'il s'agisse d'inégalité sociale (un peu facile et populiste..) juste un manque d'envies et d'efforts...Faire à la maison coûte moins cher et certainement plus gouteux!!Wink

 

...Faire à la maison coûte moins cher et certainement plus gouteux!!Wink

 Moins cher, surement, plus gouteux.... je doute parfois ! {#emotions_dlg.lool01}

Viens à la maison..y a le printemps qui chante euhhhhhhhhhhh..lol

Ne pas oublier que beaucoup de femmes se retrouvent seules avec des enfants.

ET que les repas prennent beaucoup de temps c'est un peu pour ça qu'elles vont vers le tout fait.

Il faut qu'elles travaillent et à la maison elles doivent faire toutes les tâches ménagères.

Elles "sacrifient" les repas pour avoir un peu de temps pour souffler.

Bonjour; j'ai lu une enquête récente sur l'accroissement de l'obésité en France. Elle toucherait en majorité les couches sociales les plus défavorisées qui achèteraient  leur nourriture dans les magasins discount. Ce n'est pas la qualité des aliments en eux mêmes qui serait en cause, mais le taux élevé  de conservateurs qu'ils contiennent. Bien sûr , rien ne remplace le repas préparé soi même.  Chez Carrefour, se trouvaient deux chariots remplis des mêmes aliments ,  les uns choisis  dans le magasin lui même  et ceux du deuxième chariot  dans un magasin discount.   Sans bien sûr qu'ils soient de la même marque, les produits étaient sélectionnés comme les moins chers dans leur catégorie; la différence étaient de 36 centimes en défaveur de Carrefour...

100% d'accord avec Totem. Les gens ne prennent plus le TEMPS de faire des bons plats souvent simples. 

Ils n'ont plus le goût de toucher les aliments et de les valoriser.Et me dites pas que c'est des contraintes horaires et boulot car si cela peut évidemment arriver, ce n'est pas la majorité.

C'est juste une histoire d'efforts et d'avoir APPRIS....  La génération qui arrive préfére se simplifier la vie en achetant des plats tout prêt car on leur dit à la télé que c'est merveilleux et formidable. 

Réapprenons le GOUT car on consommera moins et mieux... Donc on peut considérer que l'on fait des économies en mangeant sain. C'est la logique même.

Autre truc, les gens en campagne sont quand même privilégiés car ils sont à la sources des bonnes choses. Pour les rats des villes, c'est plus compliqué.. mais pas impossible !  Allez, Maddy, une bonne recette pour le Week-end ou je m'y colle !

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Autre truc qui me rendrait vraiment service. On pourrait gagner un repas chez FLORENT avec ma chérie si vous votez pour sa photo... Ne vous privez pas !

VOTEZ ICI ! 

Par avance merci !!!

Hugo - La bonne humeur est une politesse... !

Le prétexte du "pas le temps" pour acheter en barquette ne tient pas..au delà des tarifs prohibitifs de ces produits totalement industriels...( beurkk) il suffit d'avoir envie de partager et de faire plaisir (ayant travaillé à la belle époque 85 h par semaine, j'ai toujours pris le temps de satisfaire mon entourage et de me coller à la cuisine en ayant pris soin d'acheter des produits de qualités, question de priorité de vie, et mon ménage était fait , mon linge repassé etc..)

Pour ceux qui ont 2 heures à "perdre" dans la cuisine, voila Hugo un petite recette apéritive pour gourmets et gourmands uniquement:

Gougères à la mousse de saumon :

Tout simple, faites des gougères sans trop de fromage, faites les cuire et fourrez les ensuite de tartare de saumon frais sauvage ( saumon frais sauvage haché finement au couteau, un peu d'huile d'olive, le jus d'un demi citron, crème crue et fines herbes du jardin, mélanger le tout..et le petit rosé qui va bien avec!! (le sourire de vos invités sera la meilleure récompense..) Si vous ne voulez plus revoir vos invités, acheter le tout en barquette.{#emotions_dlg.lool01}