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Facebook vous espionne encore plus !

Facebook à la chasse aux souris

Camille GÉVAUDAN 5 novembre 2013 à 16:20
Facebook à la chasse aux sourisFacebook à la chasse aux souris (Illustration Denise Krebs, CC BY (Flickr))
PISTAGE

L'analyste en chef chez Facebook, Ken Rudin, explique dans une interview comment le réseau social prévoit de gonfler le volume des «données comportementales» qu'il collecte sur les internautes, notamment en pistant le mouvement de leur curseur à l'écran.

Il y a deux types de données numériques dans la vie : les 0 et les 1... Pardon, c'était trop tentant. Mais en matière de données personnelles, en tout cas, deux grandes familles coexistent ; c'est le chef du département analyses chez Facebook, Ken Rudin, qui nous l'apprend dans une interview accordée mardi dernier au Wall Street Journal. Les premières sont fournies volontairement par les membres du réseau social, qui y déversent quotidiennement de petits fragments de leur vie. Les autres sont récupérées par le site à leur insu, en surveillant automatiquement et systématiquement toutes leurs actions en ligne. Celles-là ont une valeur inestimable pour Facebook, qui cherche actuellement à augmenter leur volume dans de larges propositions, et notamment en instaurant un pistage du curseur des internautes, pour savoir précisément quelle zone de l'écran attire leur souris à chaque instant.

«Facebook collecte des données démographiques et comportementales», explique plus précisément Ken Rudin. Les «démographiques» désignent toutes les informations permettant à Facebook de comprendre qui sont ses fidèles : leur nom, leur ville de résidence, l’adresse de leur employeur, géolocalisation, bref – tout ce que l'on remplit soigneusement, comme une carte d'identité virtuelle, dans son «profil» en ligne. Comme on a connaissance et conscience de leur collecte par le réseau social, on leur fait dire ce qu'on veut ; on peut les taire, les contrôler, voire les effacer. Alors que les données comportementales, elles, ne mentent pas. Elles définissent pour leur part ce que font les internautes en ligne. Quelles pages ils visitent, quelles marques ils «aiment», quelles sont les personnes avec lesquelles ils interagissent le plus, et surtout sur quelles pubs ils cliquent, lesquelles ils font rageusement disparaître de la colonne de droite... pour améliorer l'efficacité du ciblage publicitaire.

C'est là que Facebook voit aujourd'hui tout son potentiel de développement, pour gonfler encore la base de données dont il dispose sur plus d'un milliard d'individus à travers le monde. Tous les clics sont déjà traqués ; mais avant même que l'internaute choisisse d'appuyer sur le bouton de sa souris, il laisse déjà des traces de son intérêt (ou de son désintérêt) pour ce qu'il lit et voit. «Est-ce que votre curseur a survolé cette pub ? Est-ce que le fil d'actualité était dans une zone visible à l'écran à tel moment ?» Telles sont les questions que se pose Ken Rudin. Il dit tester actuellement un système de détection de position du curseur et de défilement des pages à l'écran. Si dans les prochains mois, les résultats se révèlent prometteurs et que les données ainsi récoltées semblent exploitables et profitables pour Facebook, tout ceci pourra être intégré au réseau social dans le futur. «Je ne peux pas promettre que ça sortira, On le saura probablement dans quelques mois», dit Rudin. Comme si on attendait l'arrivée d'un tel pistage avec impatience...

Facebook observe avec attention ce qui se fait déjà chez Shutterstock, par exemple. Sur le site de cette gigantesque banque d'images, le déplacement des curseurs est enregistré pour savoir sur quelles images s'attardent les visiteurs, donc lesquelles attirent leur regard, et même combien de temps ils traînent sur la page d'une image avant de se décider à l'acheter. «On surveille tous les mouvements que fait un internaute. Les nouvelles technologies le permettent», se justifiait en mars le patron de Shutterstock, Jon Oringer, toujours dans le Wall Street Journal. Si la technologie le permet, on le fait, on fonce.

C'est comme ça que raisonnent aujourd'hui Facebook, Google et consorts (lire notre article à ce sujet), et c'est cela qui hérisse le poil de la Cnil. Les directives européennes – et les lois françaises – sur la protection de la vie privée imposent en effet qu'une entreprise veuillant amasser les données personnelles de ses clients non seulement sache précisément quelle est la finalité de la collecte et l’utilisation qui sera faite de ces données, mais également qu'elle en informe les principaux concernés : les internautes. Connaissant Facebook, ça ne se passera sans doute pas aussi facilement.

Camille GÉVAUDAN
Source : Libération

la mise à jour Windows 8, réclame une adresse Microsoft..............on se demande bien pourquoi {#emotions_dlg.mdr}

Quand on n'a rien à se reprocher, on s'en moque un peu. D'autant que fiché, nous le sommes à bien des niveaux.

Autre solution, jeter son ordi, son smartphone, son GPS, son poste de télévision s'il posséde une connection internet et toutes les consoles des enfants qui ont une connection wifi...{#emotions_dlg.9996}

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Perso, j'ai rien a cacher... donc ca me gène pas... et encore meilleur, j'ai pas de compte facebook tout court...

Maintenant, le pire c'est google... Eux, c'est les champions du monde. Quel monde ? Pas le mien en tout cas.

Hugo - La bonne humeur est une politesse... !